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Pluvalor, la récupération et la valorisation intégrale de l’eau de pluie :

Dans certaines zones d’Europe, on prélève  plus d’eau dans les nappes phréatiques que celle qui s’infiltre naturellement par les précipitations. Dans les régions plus sèches, les puits et les sources se tarissent,

tandis que sur les cotes du nord, l’eau salée pénètre de plus en plus loin sous les terres. Et toutes ces réserves sont de plus en plus polluées…

L’eau de pluie devient donc une des seules ressources d’eau de bonne qualité, accessible à tous.

Sa récupération et sa valorisation intégrale deviennent une nécessité. Il est regrettable que plusieurs pays européens (dont la France : voir sa législation) se cantonnent à une utilisation limitée (arrosage ou alimentation des WC à eau : qui sont d’ailleurs à proscrire et à remplacer par des TLB) de cette ressource précieuse.

PLUVALOR n’est pas un système manufacturé du commerce, c’est plutôt un concept accessible à tous. PLUVALOR est l’abréviation de VALORisation de l’eau de PLUie. Le mot PLUVALeur suggère une augmentation de la valeur de l’habitation où ce système est installé, l’eau de pluie étant de l’OR bleu.

Il diffère des autres systèmes de valorisation d’eau de pluie par des aspects techniques, mais surtout car il s’inscrit dans une gestion de l’eau qui est durable et qui aboutit à une meilleure qualité au robinet (documentaire diffusé sur France 3 « du poison dans l’eau du robinet »).

Les autres systèmes de récupération ont simplement comme finalité les économies d’eau de ville grâce à l’utilisation de l’eau de pluie : alimenter les WC ( :( )  ou arroser le  jardin. Alors que dans le concept PLUVALOR ce n’est pas l’eau de ville qu’on s’efforcera d’économiser mais la précieuse eau de pluie…

La récupération de l’eau de pluie et sa valorisation intégrale grâce au système PLUVALOR permettent :

  • La réduction de la pression sur les réserves d’eau naturelles.
  • D’assurer un confort hydrique supérieur. L’utilisation d’une eau non chlorée, naturellement douce, et très pure qui rend les douches et les bains plus agréables. Dans l’eau douce la cuisson des aliments est plus facile (haricots et viandes par ex), et le goût des boissons préparées est largement meilleur (café thé tisanes..) !
  • La sauvegarde de la santé de l’usager grâce à l’utilisation d’une eau chimiquement non désinfectée. Les enfants sont particulièrement sensibles aux effets néfastes de la désinfection de l’eau avec le chlore. Je vous laisse utiliser votre moteur de recherche préféré pour voir les effets du chlore sur la santé.
  • D’économiser les produits pour la lessive, la vaisselle et les nettoyages. L’absence d’excès de calcaire dans l’eau de pluie rend les vaisselles étincelantes sans le moindre produit adoucisseur ! L’absence totale de dépôts de calcaire prolonge la vie des appareils électroménagers, tuyauteries et robinets, appareils de production d’eau chaude ou de chauffage…La réduction des quantités de détergents réduit aussi la charge polluante des eaux usées rejetées !


L’eau de pluie récupérée stockée et filtrée selon le principe PLUVALOR convient à tous les usages domestiques y compris et avant tout pour la boisson. D’une manière générale, la qualité de l’eau de pluie ainsi traitée est de loin supérieure à celle de la plupart des eaux de distribution.

Chacun peut ainsi devenir son producteur d’eau, avec toutes les responsabilités que cela entraîne. Mais, contrairement à l’eau de ville l’eau de pluie « ne coule pas de source » et  le système PLUVALOR  demande un certain entretien, et le respect de certaines règles lors de sa mise en place.

Actuellement en Belgique plus de 750 000 personnes utilisent l’eau de pluie pour leur hygiène personnelle, et 100 000 pour l’eau potable. Elles sont toutes en excellente santé et apprécient ce confort hydrique supérieur !

L’eau de pluie et la citerne :

Les analyses de l’eau de pluie ont vite révélé le fait que tout au long de son cycle naturel, c’est au moment où l’eau tombe du ciel qu’elle est (et de loin) la plus propre. Et cela en dépit de la pollution atmosphérique.

L’acidité naturelle, due au CO2 de l’air, est plutôt un avantage pour les usages ultérieurs. En effet les matériaux choisis pour la citerne (béton, maçonnerie classique, ou pierres calcaires) neutralisent cette acidité. On ne peut pas utiliser une citerne en plastique ou en acier : l’eau y deviendrait putride et ne serait bonne que pour arroser le jardin ! (Si on veut absolument utiliser une citerne en plastique, on peut prévoir le bassin de décantation en béton, puis le stockage dans une cuve en plastique obligatoirement enterrée).

Pendant cette neutralisation de l’acidité par les parois de la citerne,l’eau se charge naturellement et légèrement en sels minéraux utiles. Dans une bonne citerne, nous avons donc à notre disposition une eau chimiquement neutre, faiblement minéralisée et naturellement douce (contenant très peu de calcaire).

Au point de vue chimique c’est donc une matière première idéale pour la préparation de l’eau potable (voir la filtration).

Une citerne construite selon le principe de PLUVALOR est la reconstitution d’une cavité rocheuse naturelle dans laquelle l’eau se conserve très bien.

Pour en savoir plus sur les compositions et qualités  de l’eau de pluie, les sels minéraux contenus, je vous invite à approfondir le sujet.

Pour la capacité de la citerne, on prévoit au moins 15 000 Litres pour chaque tranche de 100M²  de construction au sol (donc 10 x 10 M). Dans le sud de l’Europe où la pluviosité tourne autour de 500mm/an, on récupérera annuellement environ 500L par M² de toiture (dans les régions montagneuses ont peut atteindre 1400L).

Lors de la construction de la citerne, on fait deux compartiments : un compartiment de décantation égal à 20% du volume total et un compartiment de stockage représentant les 80% restant. Le fond, et seulement le fond, sera carrelé pour faciliter l’entretien ultérieur (avec une légère pente vers le point bas). On mettra en place un point bas pour faciliter la vidange (pour l’entretien) à l’aide d’une pompe vide-cave.

L’eau de pluie acide arrive dans le premier bassin où auront lieu la décantation et les réactions avec le béton (neutralisation de l’acidité et prélèvement léger de sels minéraux).

Son trop plein se déverse dans la citerne de stockage. Afin d’empêcher le passage des impuretés surnageantes, le trop-plein de la citerne de décantation sera muni d’une jupe de protection ou d’un coude tourne vers le bas (voir schéma).

La citerne doit obligatoirement être enterrée (pour éviter les fluctuations de température), et à l’abri de la lumière du jour. On veillera à la rendre inaccessible à tout animal. Autant que possible on la placera sous le garage ou dans le jardin, mais pas sous l’habitation.

On pensera aussi à mettre en place une échelle et un trou d’homme suffisamment large pour laisser passer un homme, même bien portant, avec un sceau. Le « couvercle » sera en acier ou en fonte plutôt qu’un gros bloc de béton impossible à manœuvrer. Idéalement on mettra un point lumineux étanche au plafond

(au dessus quand même du niveau du trop plein !) ! Moins dangereux qu’une baladeuse électrique portée à bout de bras les pieds dans l’eau…

On prévoira aussi de mettre en place un aérateur d’étang, avec son diffuseur de bulle placé au fond de la citerne. Celui-ci permettra une aération de l’eau si jamais vous avez un léger problème d’odeur (toujours plus pratique de le penser dès le départ).

 

Si on décide de produire l’eau potable à partir d’un système à osmose inversé, on pensera au tuyau de retour permettant de récupérer l’eau de lavage de la membrane…

 

On peut aussi mettre en place un système de jauge pour connaître le niveau d’eau dans la citerne, avec la lecture dans la cuisine par exemple.

Le Trop plein de la citerne doit alimenter un drain de dispersion, mais ne doit jamais être raccordé aux égouts (il ne coulera d’ailleurs que très rarement pour une citerne bien dimensionnée).

 

Pour en savoir plus sur les citernes ou leurs entretiens.

 

Le puisage se fait à l’aide d’un « groupe surpresseur » ou « groupe hydrophore » Le Tuyau d’aspiration sera souple et muni d’une crépine flottante, permettant d’éviter le prélèvement des boues ou surnageant. (Plus d’infos sur la filtration : eau potable et autres usages sur eautarcie.org).

Je rappelle que pour s’inscrire dans la notion de développement durable nous devons adapter la qualité de l’eau aux usages qu’on en fait ! Pas besoin d’une eau potable pour se laver…Un eau de pluie filtrée à 10 microns sera parfaite ! Voir le chapitre sur la filtration et l’eau biocompatible pour plus de renseignements.

 

Le toit, les gouttières et les descentes :

Pour le toit, les matériaux qui conviennent le mieux sont ceux qui sont le moins susceptibles d’altérer la qualité de l’eau de pluie qui y ruisselle. Les tuiles en terre cuite, ou en béton (de préférences émaillées), les ardoises naturelles, le zinc, l’acier inoxydable et le verre conviennent (éviter cuivre, plomb, aluminium). Pour les descentes et gouttières, utiliser le zinc, le plastique, l’acier inoxydable ou la faïence.

Lorsqu’on veut installer PLUVALOR dans une maison dont les toits ne sont pas « les mieux adaptés » la filtration devient plus difficile (par exemple filtration par osmose inversée pour l’eau potable obligatoire si il y a des traces inhabituellement élevées de métaux dans l’eau de la citerne), il faudra l’adapter selon la nature des substances indésirables auxquelles on s’expose ! Et éventuellement changer les matériaux fautifs lors de la prochaine rénovation du toit !

Les bardeaux en bois ne sont pas une bonne solution pour la récupération d’eau de pluie, pour deux raisons :

  • Ils retiennent une quantité d’eau (env. 5%) dans leurs rugosités. Celle-ci s’évaporera et n’ira pas dans la citerne.
  • L’eau acquiert une coloration brune ou jaune due à la présence d’huiles essentielles libérées par les bois. Dans celle-ci il y aura en plus, surtout au début, une suspension de matière organique. Celles ci constituent un véritable milieu de cultures pour les bactéries, qui ne sont pas pathogènes mais gênantes. Il faudra attendre 5 à 10 ans avant de voir l’eau récupérée devenir propre et incolore.

Éviter les toits plats, et les toits goudronnés.

En savoir plus sur les matériaux pour les toits, les descentes et les gouttières.

Les gouttières peuvent être équipées de filtres à feuilles (crapaudine). Les gouttières et ces filtres doivent être régulièrement entretenus. Cet entretien consciencieux  préservera la qualité de l’eau récoltée.

Au pied de chaque descente on peut installer un filtre du commerce (à entretenir aussi), un filtre à sable, un premier bassin de décantation, un intercepteur d’afflux flivial…(en savoir plus)

 

La maison et son influence sur le régime hydrique :

Une construction classique ne récupère pas les eaux de pluie. Celle-ci les collecte quand même et la renvoie aux égouts. L’eau qui est tombée sur la maison n’a donc pas rejoint le sol (et donc la végétation et les nappes) comme elle l’aurait fait si la maison n’existait pas.

Mais dans le cas d’une maison pensée de manière « durable », l’impact serait nul ! ! Cette maison idéale est équipée du système PLUVALOR pour récupérer et valoriser intégralement l’eau de pluie (elle bénéficie donc d’une eau plus pure et évacue une eau plus propre). Elle utilise évidemment des TLB et ne rejette donc aucune eaux vannes (en plus de préserver et valoriser la biomasse). Elle utilise le système TRAISELECT pour traiter ses eaux grises (eaux de lavage) et les renvoyer sans impact dans le sol.

L’eau qui est tombée sur le toit de cette maison idéale a été rendue propre et sans danger là ou elle aurait ruisselé naturellement si la maison n’existait pas.

Une maison construite dans une vraie logique de développement durable n’aura donc aucun impact sur le régime hydrique du lieu ou elle est implantée, elle lui sera même bénéfique (humus rendu à la terre) !

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