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Les toilettes sèches :

Les toilettes sèches, sont des wc qui fonctionnent sans eau : on ne dilue pas les excréments dans l’eau et on ne les évacue pas dans le réseau d’évacuation (en tirant la chasse, on souille irrémédiablement l’eau et on appauvrit la terre). Ils sont récupérés pour en faire du compost ou fournir de l’énergie.

Trois avantages doivent être recherchés lorsqu’on installe des toilettes sèches :

  • Economiser l’eau : 40L/jour/habitant gaspillés en moyenne pour chasser nos déjections avec un WC classique….
  • Ne pas polluer l’eau : 50% des eaux à épurer proviennent des wc, et on sait qu’il y a toujours des résidus évacués dans les rivières qu’ils polluent….
  • Respecter la « loi de base » :

    « Chaque kilogramme de biomasse végétale et animale qu’on ne réintroduit pas d’une manière conjointe dans le processus de formation des sols, affaiblit la capacité de production de l’écosystème et devient une menace de pollution des eaux et/ou de l’air.Il en résulte toujours une perturbation des grands cycles naturels comme celui de l’azote, du phosphore du carbone et aussi de l’eau. (eautarcie.org) »

Il y a eu trois générations de toilettes sèches avec des fonctionnements bien différents, mais la dernière, seulement, est une solution qui respecte l’environnement !

La cabane au fond du jardin : deux planches et  un trou dans la terre

Le trône où on trie ses déjections : urine et selles dissociées

Toilettes à litière bio maîtrisée (TLB) : LA solution écologique

Pourquoi installer et utiliser des toilettes à litière bio-maîtrisée ?

Références et avis sur autres sites

N’hésitez pas à venir sur le forum des toilettes sèches, pour faire part de vos problèmes, astuces, solutions et expériences. C’est en partageant que son savoir grandit !

La cabane au fond du jardin :

On a tous dans un coin de notre mémoire une image des latrines des grands parents : une cabane en bois, deux planches un grand trou et quelques rares journaux ! La fermentation des excréments se faisait directement dans le trou et était anaérobie : ces toilettes étaient donc très polluantes et malodorantes ! Elles étaient donc généralement situées loin de la maison.

Les « matières » étaient ensuite épandues sur les terres agricoles, et ça n’a pas semblé poser de problèmes d’odeur ou de pollution pendant longtemps ! Ce type de WC est très polluant : les excréments s’infiltrent directement dans le sol et peuvent donc polluer les réserves d’eau potable.

Le trône où on trie ses déjections :

Ce type de toilettes sèches a été développé au XX° siècle pour une utilisation plus pratique et possible à l’intérieur de la maison. En effet pour éviter une vidange du WC trop fréquente, on sépare l’urine des selles au moment de l’utilisation.

L’urine représente environ 90% de la masse totale des déjections. Elle est donc canalisée dans un réservoir spécifique. L’urine est ensuite épandue sur le sol mais elle doit être diluée huit fois avant pour ne pas brûler les plantes (mais risque quand même à terme de polluer les réserves d’eau potable souterraines : épandage soumis au même règlement que celui du lisier d’élevage).

Les matières fécales seront collectées dans un réservoir différent et seront desséchées grâce à un courant d’air ou une résistance électrique ou encore l’énergie solaire, pour réduire leur masse. Des odeurs apparaissent toujours suite à la dissociation de l’urine et des selles, il faut donc installer aussi une ventilation mécanique, fonctionnant elle aussi à l’électricité. Les selles sont ensuite épandues sur le sol agricole mais il ne faut pas oublier que les fèces desséchées NE SONT PAS de l’humus !

Ce type de toilette sèche n’est pas vraiment « écologique » ! Son fonctionnement requiert de l’électricité, et de l’eau pour diluer l’urine avant de l’épandre ! Il ne produit pas d’humus et risque d’être polluant à cause de l’épandage régulier d’urine.

Les toilettes à litière bio-maîtrisée ou TLB :

Vous l’aurez compris c’est le type de toilettes sèches à adopter : son fonctionnement est respectueux ET favorable à l’environnement !

Le fonctionnement est différent : on ne dissocie pas les selles de l’urine et on ajoute de la litière en cellulose végétale : sciure de bois, foin ou déchets organiques du jardin séchés et broyés.

L’ajout de cette matière végétale a un double effet :

  • bloquer les odeurs
  • inhiber les réactions enzymatiques qui minéralisent la matière organique des déjections.

Pour simplifier : la « litière » ajoutée juste après utilisation prépare nos déjections pour un compostage aérobie, en en augmentant le rapport carbone/azote. Mais ce blocage des réactions enzymatiques ne peut se faire qu’en milieu humide : d’où l’importance de ne pas dissocier l’urine.

Les « produits » des toilettes seront compostés en deux étapes d’un an. Le compost de qualité que l’on aura ainsi obtenu pourra être utilisé pour toutes productions végétales sans aucun risque sanitaire. Nous pouvons aussi faire du lombri-compostage, encore plus rapide grâce aux vers de terre !

 

Pourquoi installer et utiliser des toilettes à litière bio-maîtrisée ?

Ne pas gaspiller l’eau potable : tirer la chasse d’eau représente 14600 L d’eau potable/an/personne ! !

 

Ne pas polluer l’eau : les selles se dégradent très mal dans l’eau et libèrent  des quantités importantes d’azote et de phosphore. Leur traitement est donc plus lourd et plus couteux et jamais aussi efficaces que pour les eaux usées (eaux évacuation cuisine et Salle de bains). Ces résidus sont ensuite déversés dans les rivières et participent à la dégradation des écosystèmes en créant, entre autres, un phénomène d’eutrophisation (à rajouter aux restes de médicaments, pillules, viagra et autres…).

 

Définition Ekopedia : Au cours de l’été, il n’est pas rare de voir la surface d’une rivière à cours lent entièrement verte. Il s’agit d’une eutrophisation, c’est à dire la prolifération d’un nombre limité d’espèces végétales. Ces espèces végétales se surmultiplient grâce à l’apport de nutriments. Ces nutriments proviennent principalement des eaux usées domestiques et des engrais utilisés en agriculture. Beaucoup des pesticides pulvérisés sur les cultures pour lutter contre des maladies finissent dans les rivières. Ce sont des POISONS (comme les engrais) qui cause le sur-développement des algues. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la prolifération des végétaux entraine une baisse de l’oxygénation du cours d’eau : En effet, après leur mort, ces algues constituent la nourriture des bactéries qui consomment alors une grande partie du dioxygène dissous dans l’eau. Ne pouvant plus respirer normalement, les invertébrés du fond de la rivière et les poissons vont disparaitre progressivement. )

 

Les matières obtenues constituent des ressources naturelles, qui doivent obligatoirement être retournées à la terre pour préserver notre capital biomasse !

L’humus de très bonne qualité obtenu par compostage, permet ainsi de rendre à la terre les éléments qu’on en a retirés et éviter ainsi l’appauvrissement des sols, la boucle est bouclée…Cet apport permet de régénérer les sols ou reconquérir les terres ayant perdu leur fertilité.

 

La chaleur produite pendant le processus de compostage peut être exploitée pour le chauffage ! On sait que l’énergie libérée pendant le procédé de compostage de la biomasse est supérieure à celle fournie par sa combustion… La combustion de la biomasse, sa méthanisation ou la fabrication de biocarburants, ne s’inscrivent pas du tout dans une démarche de développement durable, et constituent un immense gâchis : on appauvrit notre capital biomasse et on libère de la pollution (combustion et mauvais traitement de nos déjections)

 

Pallier des problèmes d’épidémie : en évitant l’utilisation des latrines (trou creusé dans le sol ; cf 1ere génération) qui peut contaminer les nappes phréatiques et donc à terme le consommateur qui boira cette eau.

 

Réduire les pertes de phosphore pour les écosystèmes : en effet le phosphore évacué dans l’eau des WC finit par sédimenter dans les tuyauteries et stations d’épuration, et devient donc inaccessible aux êtres vivants. Et ces pertes ne sont pas compensées par la production minière… Les toilettes sèches contribuent ainsi à limiter la raréfaction du phosphore dans la biosphère.

 

La prise en charge de ses déchets est un comportement responsable et respectueux de son environnement qui s’inscrit dans la démarche du tri sélectif….

Références :

Pour en savoir plus sur les toilettes sèches et sur notre relation à nos déjections, ainsi que sur le compostage des déjections humaines, lisez le site eautarcie.org. Vous pouvez aussi construire votre TLB suivant les plans proposés. Quant à son fonctionnement regardez la vidéo présentée par Mr. Eautarcie.

N’hésitez pas à venir sur le forum des TLB pour échanger sur leur fonctionnement, et partager vos expériences !  C’est en partageant que son savoir grandit…

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9 réponses à to “Les toilettes sèches”

  • Bonjour,

    Tous les types de toilettes sèches doivent être valorisés et encouragés car ils sont adaptés aux besoins et contraintes de leurs utilisateurs.

    De ce fait je ne suis pas d’accord avec votre point de vue sur les toilettes à séparation. Il s’agit du type de toilettes sèches le plus répandu au monde. Vous dites que la ventilation et l’adduction d’eau ne sont pas écologiques ? La ventilation peut tout à fait être naturelle, c’est ce qui se fait dans tous les pays en voie de développement. Quand à la ventilation forcée d’un toilette elle va consommer autant d’énergie qu’un ordinateur.
    L’adduction d’eau est nécessaire pour l’application d’urine aux plantes, ce n’est pas du gaspillage d’eau mais de l’irrigation !
    Si l’on souhaite promouvoir les toilettes sèches en remplacement du système abérrant des toilettes à eau, il faut promouvoir tous les systèmes de toilettes sèches : les TLB et les toilettes à séparation. Ces dernières sont mieux adaptées à ceux qui souhaitent installer des toilettes sèches avec moins de contraintes et plus de confort ! (allez voir sur le site d’Ecodomeo http://www.ecodomeo.com).
    Merci !

    • Bonjour,

      Merci pour votre avis, nous sommes d’accord seulement sur un point : il faut réagir et promouvoir un comportement limitant notre impact sur notre environnement :).
      Le fait que les toilettes sèches à séparation soient (malheureusement) les plus répandues, ne signifie pas qu’elles sont les plus « écologiques »…Certaines sont même plus polluantes que des WC traditionnels à chasse d’eau !
      L’économie d’eau ne doit pas être le seul avantage recherché lors de l’installation de toilettes sèches. Il est certes primordial d’économiser l’eau mais il est tout aussi important de ne pas polluer avec nos déjections…
      En séparant les selles de l’urine on empêche les réactions enzymatiques naturelles, des odeurs apparaissent, et le compostage ne pourra pas se faire dans de bonnes conditions. A noter que le compostage ne peut pas se faire en milieu anaérobie, il doit se faire à l’air libre et en contact avec le sol…
      La ventilation naturelle suffit rarement à évacuer ces odeurs, et une ventilation mécanique, même si elle ne consomme pas beaucoup, consomme de l’électricité quand même…
      L’urine épandue pollue les nappes phréatiques à terme ; si rejetée dans le système d’évacuation traditionnelle elle rejoindra les stations d’épuration aux capacités limitées…
      Les toilettes sèches à séparation des selles et de l’urine permettent certes de faire des économies d’eau, et de garder un certain confort, mais ne limite en rien notre pollution….
      Un site très intéressant apportant plus d’informations : eautarcie.com
      Je viens de lancer un nouveau sujet sur les toilettes sèches, échangeons nos points de vue !
      Cordialement
      Thomas SIMON

  • Bonjour,

    Depuis quelques années le débat est lancé au sujet des toilettes sèches à séparation.

    La consommation électrique d’un système de ventilation est loin d’être une quantité négligeable puisqu’il doit fonctionner 24 heures sur 24 et 365 jours par an. Même avec une faible puissance, faites le compte.

    Cependant, la consommation électrique n’est pas le seul problème posé. Le carbamide (l’urée) contenu dans l’urine apporte environ 85% de l’azote à nos déjections. Or c’est l’azote qui est l’élément-clef de la pollution, mais uniquement sous forme minéralisée ionique: ions nitrates, nitrites et ammonium. Pendant le stockage de l’urine dans un récipient, l’enzyme uréase hydrolyse l’urée pour former du CO² et de l’ammoniac, qui en milieu aqueux se dissout sous forme d’ions d’ammmonium NH4+. Dans les faits, l’urine stockée se transforme en un solution relativement concentrée de nitrate d’ammonium, substance identique à un engrais chimique. C’est ce qui explique d’ailleurs son pouvoir fertilisant remarquable.

    Seulement, utilisé à l’état pur, l’urine transformé en engrais chimique, brûelerait les plantes. Il faut donc le diluer huit fois pour éviter cet inconvénient. Un homme émet environ 1,5 litre d’urine par jour, auquel il faut donc ajouter encore 12 litres d’eau, ce qui diminue déjà un peu les « économies » annoncées… mais le véritable problème est ailleurs.

    Les ions d’ammonium et aussi les ions nitrates introduits dans le sol augmentent la force ionique de l’eau interstitielle. Il en résulte une accélération de la combustion naturelle de l’humus du sol. La vitesse de combustion biologique de l’humus augmente exponentiellement avec la racine carré de la force ionique de l’eau interstitielle. On assiste donc au même phénomène qu’avec l’usage des engrais chimiques: le sol en perdant son humus, devient stérile, sa fertilité ne peut être maintenue que par des apports d’engrais de synthèse (qui crée les besoins en pesticides!). De plus, le sol argileux sans humus devient compact: en séchant se crevasse. Le sol sablonneux ne retient plus l’eau, il se dessèche et s’en va vers la rivière avec les averses. Le sol disparaît progressivement. Pour faire quelques cm de sol au départ de la roche mère, il faut des millénaires.

    Un homme de par ses déjections produit annuellement en moyenne 10 kg d’azote. Chez ceux qui utilisent une toilette à séparation, cet azote, déjà bien minéralisé, se retrouve dans leur jardin. Il est vrai qu’une partie de cet azote sera assimilé par les plantes, mais le restant ruisselle vers la rivière la plus proche ou bien s’infiltre dans la nappe phréatique. En fait, les usagers de ces toilettes reproduisent l’épandage du lisier dans leur jardin.

    Afin d’éviter (ou plus exactement limiter) la pollution par les nitrates, la loi européenne impose des limites à l’épandage d’azote sur les terres. La limite varie d’une culture à l’autre, mais se trouve à en moyenne maximum 200 kg d’azote à l’hectare. Donc pour pouvoir respecter la loi européenne en matière d’épandage, un seul usager d’une toilette à séparation devrait disposer dans son jardin une superficie de 500 m². Pour une famille de 4 personnes, on arrive à 2000 m².

    Même si nous tenons compte du fait que les fèces desséchés ne sont pas minéralisés, il ne représentent qu’au mieux un cinquième de l’azote de nos déjections. Certains pourraient dire que la teneur en azote de nos déjections dépend de notre régime alimentaire et peut varier du simple au double. C’est vrai, mais même un végétarien rejette au moins 5 kg d’azote par ses déjections qui est loin d’être négligeable.

    C’est une autre histoire que les fèces desséchés, introduits dans le sol, mobilisent aussi l’humus par manque de carbone: ils sont trop riches en azote pour être introduits dans le sol.

    Le seul avantage des toilettes à séparation réside dans l’espacement des vidanges. C’est important à certains, mais il vaut mieux être conscient du prix environnemental à payer pour ce confort. Compte tenu des nuisances environnementales générées par l’épandage de l’urine, on se demande s’il ne vaut pas mieux d’utiliser un W-C à chasse économique qui qui déverse ses eaux dans une fosse à vidanger. Les matières à vidange peuvent alors être acheminées vers un centre d’imprégnation et de compostage, tel qu’il existe déjà en France. Voir: trecofim.com/

    Un des fléaux qui compromet l’avenir de notre alimentation est le système de tout à l’égout, aussi absurde que le système de tout à la poubelle, mais ici les conséquences sont beaucoup plus graves. Pourtant la solution alternative au tout à l’égout existe, mais il est combattu par spécialistes de l’eau. Pour en savoir plus, lisez: http://www.eautarcie.org/06b.html

    Cordialement,

    Joseph Országh

  • Michèle Bordeleau:

    Bonjour,

    Le ministère du développement durable, de l’environnement et des parcs du Québec ne permet pas l’installation de toilette sèche, à compost ou autres de ce type à moins qu’il soit impossible d’installer un champ d’épuration.

    • Bonjour,
      Pour quelles raisons interdisent ils les toilettes sèches ? Vous êtes vous retrouvée confrontée à ce refus ?
      C’est terriblement dommage de passer à coté des vraies solutions, vivement que la toilette sèche à litière bio maîtrisée trouve sa place partout !

  • Mathilde Pauletto:

    Bonjour,
    Moi je suis utilisatrice de toilettes à séparation et je ne comprends pas ce qui est dit sur les toilettes à séparation. J’ai un ventilateur de 11 W ce qui fait environ 7€ par an d’électricité. Vous trouvez que c’est beaucoup ? Ensuite la réutilisation de l’urine peut se faire en dilution 2l d’eau pour 1 litre d’urine sans tout brûler; des amis ont même répandu leur urine pure sur leur gazon et le gazon va très bien.
    Beaucoup de personnes qui ont des TLB disent que leur compost n’est pas de très bonne qualité alors que le mien marche très bien. Je suis sûr que des personnes ont dû faire des analyses de compost sur les TLB et sur les toilettes à séparation. Il suffirait de leur demander. On pourrait comparer.
    Quand à la pollution plus importante pour des toilettes à séparation que des toilettes à eau, je crois qu’il ne faut pas dire n’importe quoi. Quand on enlève les matières fécales des eaux usées, on en réduit forcément la pollution. Je ne comprends pas votre position. En plus, si tout le monde passe aux TLB, ou va-t-on trouver le bois ? Et avec le bois, on peut se chauffer plutôt que d’utiliser du pétrole ou du gaz non ? Les granulés de bois sont bien fait avec de la sciure il me semble.
    Alors pourquoi dire que les TLB sont super bien et les toilettes à séparation pire que les toilettes à eau. Ce n’est pas défendable je trouve.
    Le site que préconise le premier article est bien fait et propose des toilettes avec peu d’entretien. C’est bien comme solution plutôt que de sortir son seau tous les 3 jours.
    Tout me parrait bien si on arrête d’utiliser l’eau dans les toilettes.
    Cordialement

    Mathilde

    • Bonjour,

      Pourquoi donc avoir choisi des toilettes à séparation plutôt que la super TLB ??;)

      Je vais essayer de vous répondre point par point :
      -La conso de votre ventilateur : 7 € par an : certes cette somme peut paraitre dérisoire à votre niveau, à un niveau mondial c’est énorme. Ce ventilateur n’est pas utile avec la TLB : le processus de compost commence tout de suite dans le seau et donc aucune odeurs. De plus si vous dissociez votre urine cette réaction n’aura pas lieu(n intervient qu’en milieu humide) et vous n’obtiendrez pas du compost avec vos fèces desséchées.
      -La réutilisation de l’urine en dilution est complétement illogique et équivaut à de l’épandage de lisier.Vous lirez plus haut du rofesseur Joseph Országh  » Un homme de par ses déjections produit annuellement en moyenne 10 kg d’azote. Chez ceux qui utilisent une toilette à séparation, cet azote, déjà bien minéralisé, se retrouve dans leur jardin. Il est vrai qu’une partie de cet azote sera assimilé par les plantes, mais le restant ruisselle vers la rivière la plus proche ou bien s’infiltre dans la nappe phréatique. En fait, les usagers de ces toilettes reproduisent l’épandage du lisier dans leur jardin.  »
      Le gazon de vos voisins n’est pas un témoin de l’état de santé de leur sol.
      -Différences entre les compost : ces analyses et comparaisons existent , elles sont disponibles sur eautarcie.com
      -pollution engendrée par les toilettes à séparation : je vois que vous n’avez pas lu la encore la réponse du professeur Joseph Országh ! Dans les toilettes a séparation vous renvoyer votre azote ( provenant de l’urine) dans l’eau des égouts ou dans votre jardin et donc une partie de cette azote sera minéralisée et non absorbée par les plantes et provoquera une pollution par les nitrates. « Même si nous tenons compte du fait que les fèces desséchés ne sont pas minéralisés, il ne représentent qu’au mieux un cinquième de l’azote de nos déjections. Certains pourraient dire que la teneur en azote de nos déjections dépend de notre régime alimentaire et peut varier du simple au double. C’est vrai, mais même un végétarien rejette au moins 5 kg d’azote par ses déjections qui est loin d’être négligeable.
      C’est une autre histoire que les fèces desséchés, introduits dans le sol, mobilisent aussi l’humus par manque de carbone: ils sont trop riches en azote pour être introduits dans le sol.  »
      -Ou trouver le bois : Si tout le monde passe aux tlb ça serait génial :) la sciure de bois n’est pas la seule litière végétale possible. toute matière carbonée convient : cartons, végétaux broyés… Par contre le bois ne DEVRAIT ABSOLUMENT PAS servir de moyen de chauffage ! Ceux qui prônent le chauffage au bois comme une énergie renouvelable n’ont rien compris et n’ont pas poussé la réflexion plus loin que le côté marketing des économies d’énergie.
      Développer de tels procédés et continuer avec le tout à l’égout, c’est vraiment scier la branche sur laquelle nous sommes assis.
      -l’eau dans les WC : je suis déçu de voir qu’après la lecture de cette « fiche » sur les toilettes sèches, vous n’ayez pas compris que l’économie d’eau n’est pas le seul but recherché, mais qu’il faut chercher à absolument respecter cette loi de base :« Chaque kilogramme de biomasse végétale et animale qu’on ne réintroduit pas d’une manière conjointe dans le processus de formation des sols, affaiblit la capacité de production de l’écosystème et devient une menace de pollution des eaux et/ou de l’air.Il en résulte toujours une perturbation des grands cycles naturels comme celui de l’azote, du phosphore du carbone et aussi de l’eau. (eautarcie.org) »

      J’espère avoir répondu à vos questions mais surtout j’espère vous avoir convaincu d’utiliser une TLB plutôt qu’un WC à séparation…

      Cordialement

      Thomas SIMON

  • Lauffenburger Claire:

    Bonsoir, pouvez-vous m’indiquer des sites qui font part d’expériences de TLB dans des immeubles, en milieu urbain (Genève? ailleurs ) merci

  • […] Toilette sèche : TLB (Toilettes à litière bio maîtrisée) […]

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